Comment bien préparer son grand voyage

Il y a ceux qui vont à l’aéroport avec une valise polyvalente, qui s’inspirent en regardant le tableau des vols et prennent un billet (et un voyage) sur un coup de tête. Il y a

Il y a ceux qui vont à l’aéroport avec une valise polyvalente, qui s’inspirent en regardant le tableau des vols et prennent un billet (et un voyage) sur un coup de tête. Il y a aussi ceux qui vont dans une agence de voyage un an avant la période prévue, et se laissent guider par les choix judicieux des agents. Et il y a les autres, qui souhaitent préparer leur voyage un minimum, tout en gardant la spontanéité et la satisfaction d’avoir fait cela seul. Comment préparer son grand voyage de plusieurs semaines ? Voilà 10 conseils en vrac pour te faciliter la tâche.

1)      Prévoir du temps.

Evidemment, préparer un voyage prends du temps. Il faut tout d’abord réfléchir à la destination, voir ce qu’il y a à y voir avant de tout réserver, partir à la chasse du meilleur prix de vol, se rendre compte des moyens de transports et du temps que cela prendra si l’on a prévu de se déplacer, prendre en compte notre coté « humain » qui exige d’avoir un minimum de repos pour apprécier ce qu’on voit…. Toute une ribambelle de choses à prévoir, donc. Et pour cela, mieux vaut prendre le plus de temps possible.

2)      Choisir sa destination selon ses envies, ses inspirations et son temps à disposition.

Cela semble logique, mais on a remarqué que ça ne l’est pas forcément pour tous. Trop de monde nous ont dit qu’Hervé et moi avions de la chance de vivre tous ces voyages. Quand on leur dit qu’en trois ans, nous avons fait plus de 6 voyages ensembles, cela les surprends toujours. Pourquoi? C’est possible pour tout le monde!

Il faut juste avoir le courage de le faire et se lancer, et plus encore, d’y croire ! (Hervé en parle plus dans son article  »Oser… »). Une fois que l’on est dans cette optique où tout semble possible et magnifique, il suffit de se laisser inspirer. Choisis selon tes envies personnelles, tes inspirations. Tu aimes marcher de longues heures et rêve de vivre cela ailleurs ? Tu as adoré les paysages du film  Australia  et tu souhaiterais y aller toi aussi? Tu rêves de voir le Machu Picchu depuis ta tendre enfance? Cesse de croire que ce n’est possible que pour les autres !

Un autre facteur important à prendre en compte est le temps. Oublie de faire l’Argentine du Nord au Sud en deux semaines par exemple, à moins que tu passes par une agence (C’est sans doute possible dans le cas concret, mais tu risques de regretter de passer si peu de temps à chaque endroit). Par exemple, Hervé et moi voulions faire un grand voyage cet été, d’environ 6 semaines. L’Amérique du Sud nous a semblé une évidence, car aucun des deux n’y a encore mis les pieds, et c’est si loin que rester sur place plus longtemps en vaut la peine (notamment par rapport au prix du billet…).

3)      Ne pas penser directement que l’argent est un frein.

Par rapport au budget, on nous demande souvent comment c’est possible de faire autant de voyages en si peu de temps, alors que l’on est étudiants. La vérité, c’est que l’on met de coté et qu’on économise sur le quotidien, on travaille à coté de nos études, et surtout, on ne choisit pas des destinations hors de prix et on gère nos dépenses un minimum une fois sur place. Par exemple, la Thaïlande nous a coûté en tout seulement 1600 francs (environ 1300 euros). Ce montant comprends le vol (pour moitié) et TOUTES les charges sur place (dormir, manger, activités, transports et shopping ! Et on ne s’est privé de rien !).

4)      Réserver ses billets d’avion.

Inutile de le préciser, c’est une étape fondamentale et celle-ci peut chambouler tout le budget d’un voyage. N’hésite pas à fouiller le net de fond en comble, afin de trouver le vol le moins cher et/ou le plus rapide, selon le temps prévu sur place. Par exemple, Hervé et moi avons trouvé un vol peu cher pour Lima cet été (1525 francs, soit 1240 euros depuis Genève !), mais il nous a fallu du temps et de l’énergie pour trouver cette offre. Pour plus d’astuces pour cette étape, voir l’article « 10 conseils pour bien réserver son billet d’avion ».

5)      Trouver ce qui nous plaît sur place et ce qu’on a envie de voir.

Cela peut également être à l’origine du choix de destination! Qu’est-ce qui t’intéresse sur ce continent ou dans cette région? Qu’as-tu envie de voir, de découvrir dans le monde?

Notre voyage de cet été a été assez simple à prévoir de ce point de vue- là : Hervé veut voir le Salar d’Uyuni, moi le Machu Picchu un fois dans notre vie. A partir de là, ne reste plus qu’à relier ces deux points et de s’arrêter en chemin! Et heureusement, il y a tant de choses à voir en Pérou et en Bolivie!

…Comment savoir ce qu’il y a à voir dans un pays ? Inspire-toi des guides de voyages, et cherche la liste des « Top Ten » des choses à ne pas manquer. Plus original comme conseil, et tout autant efficace, cherche des brochures d’agences de voyage proposant des tours organisés, et regarde ce que ce tour propose comme lieux à découvrir! Et n’ait pas peur si tu as trop idées, tu auras du coup aussi plus de possibilités d’itinéraires.

6)      Prévoir l’ itinéraire du voyage.

Pour ceux qui n’ont « que » quelques semaines à disposition, comment prévoir un itinéraire réalisable ? A nouveau, on peut s’inspirer des trajets proposés par des agences de voyage et des guides, surtout pour se rendre compte du temps nécessaire et des distances entre points intéressants.

Pour créer son itinéraire, il y a deux écoles ici : Ma méthode et celle d’Hervé. La mienne consiste à inscrire le nombre de jours au minimum que l’on souhaite vraisemblablement passer dans cette ville, ce coin, sans oublier les jours de trajets s’il y en a. Une fois la liste faite, on compte à combien de jours ce ‘’voyage en mode speed’’ serait fini. Ensuite, je prends le nombre de jours réels que l’on aura sur place (ici, 45) et je lui soustrais le nombre de jours du voyage en mode speed (ici, 38). 45-38, selon mon planning nous avons donc 7 jours où rien n’est prévu, et donc des jours ou nous pourrons décider de nous reposer ou simplement rester plus longtemps à un autre endroit. Si en revanche ton planning est trop serré, abandonne certains endroits qui t’auraient intéressés. On ne pourra jamais tout voir !

Par exemple, le planning que l’on a fait pour cet été compte les parcs nationaux autour de La Rioja en Argentine. Pourtant, nous savons que nous aurons peut-être pas la possibilité d’y aller, si l’on passe plus de temps ailleurs. Et on le vit bien ! Choisir de rester à un endroit coup de cœur, c’est renoncer à un autre plus tard, simplement.

7)      Laisser des « jours de mou » où rien n’est prévu, pour garder la spontanéité du voyage.

Ces « jours de mou » comme je les appelle dans le point précédant, sont très importants car un voyage en backpack peut-être éprouvant et fatiguant. Parfois, pour mieux apprécier la suite, il faut se reposer. Parfois, il y a aussi des lieux incroyables et on souhaiterait y rester plus longtemps qu’initialement prévu. Parfois, le bus ne vient pas et tout l’itinéraire est décalé. Ces jours prévus « en trop » sont là pour cela! Pour ne pas sortir frustré de ce grand voyage !

(Je me souviendrais toujours de mon voyage en sac à dos en Irlande avec ma meilleure amie, il y a plusieurs années. Nous avions décidé de passer par Doolin (au sud de Galway) deux jours, adorable bourgade au-dessus des falaises. Nous voulions surtout aller voir la petite île Inisheer au large, accessible depuis Doolin. Mais en arrivant, la tempête était telle que plus aucun bateau ne partait avant trois jours. Nous avions dû faire un choix : Partir et rater Inisheer, ou attendre et sacrifier un autre endroit. Nous sommes restées deux jours de plus à Doolin, appréciant l’atmosphère du village et le fabuleux confort de notre petit hostel. Puis, trois jours plus tard, nous étions dans le premier bateau pour Inisheer, île qui était magnifiquement ensoleillée (ceux qui sont allés en Irlande en Juillet savent pourquoi c’est si incroyable !). Cette journée-là finit par être une des plus mémorable et agréable du voyage, et au final je ne me souviens même plus de ce que nous n’avions pas pu faire à la place. Aucune frustration, j’ai vu mon île et j’en suis plus qu’heureuse ! )

8)      Réserver les choses importantes à l’avance.

Même si cette étape semble aux antipodes de la définition d’un voyage en backpack, elle reste importante pour certains aspects. Par exemple, l’Inca Trail est cher et très prisé, et pour le faire il nous a fallu le réserver plus de 6 mois à l’avance… Réserver des vols internes est également un moyen utile de s’économiser du temps et une nuit dans un bus (sans pour autant oublier que plus ils sont réservé à l’avance, moins ils sont chers). Notre conseil, si tu dois réserver quelque chose à une date fixe : Prévois-le au tout début du voyage. En Thaïlande, nous avons pris un vol interne Bangkok-Chiang Mai le premier jour du voyage, pour nous économiser du temps. Cet été, l’Inca Trail est la raison principale pour laquelle nous commençons notre voyage à Lima. De cette manière, le reste du voyage est libre de contraintes et tu peux donc le vivre à fond !

9)      Intégrer les précieux conseils qu’on te donne.

On a tout à gagner à parler à des gens qui ont déjà voyagé ou vécut dans un pays que l’on s’apprête à visiter ! Car les guides de voyages subjectifs comme Le Routard n’ont pas toujours raison, même si j’avoue aimer le fait que ce dernier soit très critique par rapport aux hostels et destinations du monde. Pour notre voyage en Amérique du sud, nous avons rencontré trois personnes ; deux copines argentines avec des avis totalement opposés sur la sécurité de leur pays, et une autre copine qui a voyagé 13 mois seule à travers l’Amérique du sud et à qui il ne lui est rien arrivé. Bien que contradictoires, grâce à ses avis nous avons une idée plus claire sur les lieux à ne pas manquer, les meilleurs moyens de transports et aussi des bonnes adresses.

Même s’il est détestable de le visiter, il faut tout de même aller faire un tour sur le site officiel du département des affaires étrangères de ton Etat de résidence. En effet, il va te traumatiser et te faire peur… Mais garde juste en tête que c’est le devoir d’un Etat de noter tous les évènements malheureux qui se sont passés ailleurs, et qu’au final mieux vaut en avoir connaissance. Tout en prenant du recul par rapport à tout cela, évidemment !

10)   Peaufiner le tout.

Voilà ! Tu as booké tes billets d’avion ou tu es prêt/e à le faire, tu sais ce que tu as envie de voir, et plus ou moins ce que tu vas faire pendant ton voyage! Mais avant de penser que c’est déjà la fin des préparatifs, n’oublie pas deux questions à se poser qui, si mal répondues, t’empêcheront de partir à l’aventure : Ta destination te demande-t-elle un Visa d’entrée ou de séjour? As-tu besoin de faire des vaccins spéciaux pour voyager dans ce pays? Pour obtenir ces informations, mieux vaut demander à des agents de voyages (c’est en principe gratuit si on va juste leur poser une question comme ça !) et à ton médecin. Le site officiel de ton Etat de résidence peut t’aider aussi, mais méfie toi tout de même des informations trouvées sur internet!

Une fois ces deux questions élucidées, il ne reste plus qu’à réfléchir à ce que tu vas prendre selon les températures et les activités que tu as prévues de faire sur place ! Si tu as besoin d’inspiration, n’hésite pas à lire nos articles Packing Lists et nos Essentiels de voyage!

Et n’oublie surtout pas, pendant tous ces préparatifs, de rêver à tes prochaines aventures! 😉