Ces 10 petites choses incroyables du quotidien quand on voyage en catamaran

Cet été nous avons eu l’opportunité assez unique de pouvoir vivre deux semaines et demies sur un catamaran, à voguer entre la Guadeloupe, la Dominique et la Martinique. Au-delà des fonds marins superbes, des paysages

Cet été nous avons eu l’opportunité assez unique de pouvoir vivre deux semaines et demies sur un catamaran, à voguer entre la Guadeloupe, la Dominique et la Martinique. Au-delà des fonds marins superbes, des paysages époustouflants et des plages désertes, on vous propose aujourd’hui une petite compilation de ces 10 petites choses magiques du quotidien sur un catamaran auxquelles on ne pense pas forcément.

1) Avancer avec le vent:

Ca parait tellement évident qu’on n’y prête pas tellement attention avant de le vivre concrètement. Avancer avec le vent c’est avancer avec l’océan, avec la nature, avec les éléments. C’est se sentir comme partie intégrante du décor. On ne fend plus les eaux avec ses centaines de chevaux mais on glisse avec elles au presque bon vouloir du vent et des courants.

Le bruit assourdissant du moteur n’existe plus, il n’y plus que les cordes qui craquent, l’eau qui cogne contre la coque (ou l’inverse c’est selon), les voiles qui claquent et les tours de moulinets réfléchis et précis du skipper.

On est bercés par la houle (enfin, jusqu’à un certain point, ton estomac devient tout de suite moins jouasse quand le bateau se prend des creux de deux mètres). Un coup de chaud? Il suffit de monter sur le toit de la cabine, le vent vient de toutes parts et pas seulement de devant, forcé, comme ça l’est en bateau moteur.

Je peux vous assurer qu’une fois l’expérience vécue, remonter sur un bateau à moteur est une chose très pénible.

2) Hisser la grand voile:

Dans la continuité d’avancer avec le vent, hisser la grand-voile tous les matins était devenu comme un hymne à la liberté. La promesse de pouvoir aller n’importe où, n’importe quand et n’importe comment.

C’est aussi l’effort matinal de déployer ces dizaines de mètres carrés de toile qui te mettent dans une humeur de découverte qui ne se tarit même pas quand vient l’heure de regagner sa cabine et se coucher.

C’est enfin un petit effort de coordination, de travail d’équipe, l’idée que chacun participe un peu à la bonne marche du navire. A sa façon chacun est indispensable.

3) Se doucher:

Au-revoir la douche exigüe, dans une salle de bain un peu glauque. Ta douche, c’est l’océan. Un coup de savon, un plouf, un autre coup de savon, re-plouf, un petit coup de jet d’eau douce pour enlever le sel et c’est terminé. Se rincer en plongeant depuis le bord du catamaran, sauter de cet îlot de terre ferme pour finir sa chute dans une eau à 30m de fond, c’est juste…fou.

Bon j’avoue, ne pas voir le fond de l’eau et juste une étendue noir d’encre au fond, ça rassure pas tellement au début, ça fout même une sorte de vertige.

4) Le soir, se coucher sur le filet central et regarder la voie lactée:

Après un trop bon repas, quelques rires et la liste de tous les poissons vus pendant la journée faite, vient le temps de la fin de la digestion sur le filet central du catamaran. Ce filet à l’avant du navire avec en-dessous de toi les fonds marins et leurs mystères et au-dessus le spectacle de la voie lactée (et ses mystères aussi) avec pratiquement aucune pollution lumineuse.

La « Milky Way » n’a alors jamais aussi bien porté son nom. On dirait un ciel sous Photoshop tellement il y a d’étoiles. Des grosses, des petites, des scintillantes, de différentes nuances de bleu voire de jaune. Une douce brise vient nous rappeler qu’on est vraiment en vie, que tout cela existe vraiment.

5) Boire son café avec le soleil qui se lève et une plage déserte devant soi:

Il y a déjà quelque chose d’unique à se réveiller avec la lumière du jour, sentir le sel un peu partout et le tangage léger du catamaran. Puis, on quitte sa cabine en enfilant un maillot de bain, de toute façon c’est tout ce qu’on mettra pour toute la journée. On finit sur le pont, une tasse de café dans la main à contempler une plage de sable blanc de Marie-Galante, des Saintes ou que sais-je? Ces spectacles normalement réservés à nos fonds d’écrans d’ordinateur sont maintenant bien réels, les branches des palmiers se plient, de petites vagues viennent lécher la plage (comme ton chat qui viendrait te léchouiller le matin. Ca y est, j’ai parlé d’ordinateur et de chats dans un article, Internet est content).

Et comme si ce paysage ne suffisait, on a ce bon café entre les mains pour terminer de nous mettre d’aplomb pour les heures entières de snorkeling, plongée, nage et navigation qui nous attendent.

6) Prendre son temps:

Il y a eu bien des moments où tout ce qu’il y avait à faire, c’était prendre son temps. Se poser sur une chaise et lire un livre. Explorer les recoins des réglages de son appareil photo. Discuter simplement de tout et de rien. Faire une sieste. Ou carrément ne rien faire du tout, juste s’asseoir sur le toit du catamaran et regarder l’océan en faisant une introspection, ça fait du bien. Que ce soit en navigant ou au mouillage, il y a des moments où il faut juste profiter de l’instant présent sans qu’il n’y ait rien à faire.

Par exemple, ça faisait plusieurs années que je n’avais pas réussi à lire un livre en entier, mais ce voyage aux Caraïbes m’a permis d’en finir un facilement (« les derniers jours de nos pères » J. Dicker, à lire!).

7) Après quelques jours en mer, aller à terme ferme et avoir le sentiment que tout tangue:

J’ai eu ce sentiment lorsque nous avons débarqué en Dominique. C’était la première fois qu’on allait passer plus de deux jours sans naviguer. Au début du voyage, je sentais tous les mouvements du bateau, ce qui ne me rendait parfois pas franchement service (non, je n’ai pas débordé!) mais une fois que le cerveau veut bien assimiler que t’es sur un machin instable, ton oreille interne suit et le bateau devient terre ferme. Si après tu t’amuses à aller à terre, là ça bouge vraiment plus et ton oreille interne va elle continuer à tanguer.

8) Débarquer sur une plage déserte avec l’annexe et devoir la tirer sur le sable comme un aventurier:

Ambiance « Pirates des Caraïbes » en veux-tu en voilà! Sentir l’annexe percuter le sable blanc et sauter promptement de l’embarcation, empoigner la corde à l’avant et tirer le tout en synchro avec les autres. Attacher cette corde à une branche ou un rocher, regarder autour de soi et ne rien voir d’autre…qu’une plage déserte. Peu importe le but du voyage: faire les courses ou une balade en fin d’après-midi, ça prendra de toute façon une allure de petite aventure.

9) Vivre au rythme du soleil:

Pas de réveil pendant 3 semaines. Aucun. Et pourtant se lever dès les premières lueurs du jour, naturellement, sans avoir des envies de meurtre sur un quelconque appareil technologique. Pas de sentiment de fatigue, pas besoin de deux heures pour se réveiller, on est en forme au moment où on ouvre les yeux et ça, c’est magique.

On attaque la journée en étant rempli d’énergie et tu peux nous croire, on veillait bien à tout dépenser avant le coucher du soleil. Justement, dès que notre grosse étoile jaune n’est plus là, le temps est aux rires, au repas, à la convivialité et puis très vite, le sommeil appelle et renvoie toute notre belle équipe dans leurs cabines pour un sommeil réparateur, long et bercé par la houle.

10) Oublier toute technologie:

Ce dernier point m’a frappé au milieu du voyage, quelque part entre la Guadeloupe et la Dominique. Une journée normale se composait du réveil, petit-déjeuner, snorkeling matinal, excursion quelque part (ou navigation), snorkeling de l’après-midi, apéro, snorkeling de la fin d’après-midi, douche, fin d’apéro, dîner et dormir. Et la technologie dans tout ça? Ben…Nulle part. A ce moment du voyage je suis tombé sur mon portable. Il était là, derrière un canapé et je me suis dit « tiens…je l’avais oublié lui. ». Pas de WiFi (heureusement!!), pas d’hyperconnexion, juste des contacts humains, des expériences à vivre pleinement et au diable les réseaux sociaux. Vivre la vie complètement, c’est je crois la petite chose du quotidien la plus marquante que j’aie pu expérimenter durant ce périple. Personne n’est à aucun moment sur son portable. Il n’y a que des discussions réelles qui peuvent avoir lieu. Si on s’ennuie, on lit, on parle ou on plonge dans les tréfonds des réglages de son réflex. Mais on est toujours disponibles. Et ça, ça fait vraiment du bien et c’est à retenir et réitérer.